Sécuriser ses données avec un système RAID ou JBOD 7


disque dur travailleurs orange

Introduction

Le RAID, on en entend souvent parlé, mais qu’est ce que c’est vraiment? Il s’agit de l’acronyme de « Redundant Array of Independent Disks » ou « Ensemble redondant de disques indépendants » en français. Ou encore en langage plus courant c’est une méthode pour regrouper plusieurs disques dur entre eux pour en améliorer les performances, aussi bien en taille qu’en sécurité des données.

Pour la petite histoire, à l’origine en 1987 lors de sa création, le « Redundant Arrays of Inexpensive Disks » signifie en français « regroupement redondant de disques peu onéreux »… mais depuis le prix des disques dur a beaucoup beaucoup chuté.
Le R.A.I.D. permet donc de constituer un disque dur virtuel avec plusieurs disques durs physiques. Le disque dur virtuel ainsi créer s’appelle une grappe, vous voyez l’idée :-).

Mais il en existe plusieurs types qui ne font pas tous la même chose, n’ont pas tous la même tolérance aux pannes, ni les mêmes performances d’espace disque. Et vu que ce n’est pas assez compliqué, il y a des systèmes qui ressemblent aux RAID mais ne sont pas du RAID. Comme le JBOD utilisé par Microsoft, nous y reviendrons aussi.
Les différents types sont appelés Niveaux RAID, les plus fréquents sont les niveaux 0 à 6. Parmi eux les Niveau 0, 1 et 5 sont des standards.

Niveau 0: appelé striping
Niveau 1: appelé mirroring, shadowing ou duplexing
Niveau 2: appelé striping with parity (obsolète)
Niveau 3: appelé disk array with bit-interleaved data
Niveau 4: appelé disk array with block-interleaved data
Niveau 5: appelé disk array with block-interleaved distributed parity
Niveau 6: appelé disk array with block-interleaved distributed parity

Il est également possible de combiner plusieurs systèmes de RAID entre eux, par exemple RAID 0+5, ce système se fera donc appelé RAID 05.

Le RAID matériel VS le RAID logiciel

Avant de voir le détail de chaque niveau, il est également important d’introduire la notion de RAID matériel, RAID logiciel et RAID Pseudo-Matériel. En effet, faire du RAID c’est bien, mais savoir quelle méthode utiliser et pourquoi, c’est mieux. Avant même de se demander quel niveau on veut utiliser.

Le RAID matériel

Dans ce cas, il y a une carte RAID dédiée qui est une carte physique au même titre que la carte graphique ou la carte réseau par exemple. Cette carte est appelé contrôleur RAID et est généralement pourvue d’un processeur spécifique et de mémoire pour être autonome. Ainsi son emplacement peut être aussi bien dans la tour du PC que dans la baie des disques durs. Ce montage rend le disque RAID visible par le système d’exploitation en tant qu’unité. L’OS ne sait pas ce qui le compose, donc n’a pas besoin de savoir de quoi est constitué la grappe, mais seulement des performances globale de cette dernière.

Avantages

  • Elles permettent la détection de défauts et le remplacement à chaud des disques (c’est à dire sans arrêter la machine).
  • Dans une configuration avec beaucoup de disques redondant, la charge système est allégée.
  • Les diagnostiques et maintenance sont effectués en arrière plan par le contrôleur sans utiliser de ressources système du PC.

Inconvénients

  • L’incompatibilité des carte RAID, si une carte tombe en panne, elle doit être remplacée par la même carte avec le même firmware installé dessus. Dans le cas contraire, les données sont perdues car illisibles pour une autre carte RAID. Plus une carte est vieille et plus elle sera dure à remplacer en cas de panne.
  • Les cartes d’entrée de gamme ont un processeur peu puissant, ne rivalisant pas avec du RAID logiciel sur un ordinateur récent qui possède un processeur puissant.
  • Le prix de 200 à 1000 € pour la carte RAID
  • La difficulté d’intégration à l’OS en place en fonction des logiciel fournis par les fabricant de carte RAID.
  • Les carte RAID sont spécialisé pour un seul type de périphérique bloc.

Le RAID pseudo-matériel

De nombreuses cartes mères ont un contrôleur RAID intégré qui gère le RAID 0 et 1 sur des disques IDE ou SATA. MAIS il s’agit d’un abus de langage, en effet il ne s’agit pas vraiment d’un RAID matériel mais plutôt d’un contrôleur de disques avec des fonctions avancées. Il s’agit donc d’un RAID logiciel avec un déplacement des routines logicielles qui gère le RAID.

Avantages

  • C’est une forme de RAID logiciel qui, comme intégré à la carte mère, peut avoir accès aux périphériques avant l’exécution de l’OS. Et donc l’OS peut être installé sur un périphérique en RAID.

Inconvénients

  • Les limites liées à un RAID logiciel sont également celles de ce RAID pseudo-matériel.
  • Leurs fonctionnalités BIOS sont limitées et la gestion des défauts matériels n’est pas excellente.
  • Pour le RAID matériel, en cas de panne, il y a des risque de ne pas pouvoir changer la carte par un identique. Ce risque est plus grand pour ce type où il faut remplacer la carte mère par une identique avec le même BIOS. Ainsi dans certain cas, sans aucune panne, la mise à jour du BIOS peut poser problème. C’est d’autant plus vrai que les constructeurs de contrôleur RAID ont quand même intérêt à ce que leur matériel ne pose pas de problème. Dans le cas d’une carte mère, le RAID est une option marketing et pas le produit principale qui est vendu.

Le RAID logiciel

Dans ce type, le contrôle RAID est intégralement assuré par une couche logicielle du système d’exploitation. Cette couche logiciel agit entre la couche des pilotes du matériel et la couche du système de fichiers de l’OS. C’est pour ce RAID qu’il y a des systèmes qui ressemble au RAID mais ne sont pas du RAID comme le dérivé de JBOD par Microsoft qu’il nomme Storage Spaces depuis Windows 8. Actuellement la plupart des OS grand public gère le RAID (le vrai) via logiciel. Que ce soit Windows depuis XP, Mac OS X et Linux. Le système offrant le plus de choix et de possibilités en RAID logiciel est linux.

Avantages

  • Le prix, en effet, il n’y a besoin d’aucun matériel supplémentaire et de nombreuses solutions gratuites existent.
  • On a une grande souplesse d’administration avec cette méthode.
  • La compatibilité dans le temps. Comme ce n’est pas du matériel dépendant, tout OS sur le quel est installé la version du logiciel peut lire le système RAID. C’est plus simple de réinstaller le même logiciel sur un nouveau PC plutôt que de rechercher et acheter une carte RAID vieille de 10ans.

Inconvénients

  • La méthode réside sur la couche pilote des périphériques qui compose le volume RAID. Cette couche peut être imparfaite et manquer de certaines fonctionnalités importantes comme la détection des défauts matériels, l’impossibilité du changement de disques à chaud.
  • La gestion du RAID utilise les ressources sur système, un peu de processeur et surtout les bus systèmes. Cette limitation se fait principalement ressentir lorsque le fichier est transféré plusieurs fois pour les système RAID avec redondance.
  • L’utilisation du RAID sur le disque système n’est pas toujours possible.

Les niveaux de RAID

Les niveaux standards

Le niveau 0: appelé striping

Le principe du RAID 0 est celui de volume agrégé par bandes, c’est à dire que chaque disque travaille en parallèle et ainsi permet d’augmenter la vitesse de travail sur les données. Cependant, il faut que les disques aient la même taille physiques, car les « bandes » qui n’ont pas d’équivalent sur les autres disques ne seront pas utilisé par le système.

Le principal défaut de cette méthode est que la perte d’un seul disque entraîne la perte de toutes les données de chaque disque. Donc on a un gain important de rapidité mais aucune sécurité des données. Les données sont réparties en bandes d’une taille fixe. Concrètement, si je place deux disques de 2To en RAID 0, j’aurai un disque RAID de 4 To qui se comporte de la même manière qu’un disque physique de 4To en cas de panne, l’ensemble des 4To est perdu, mais en cours d’utilisation la vitesse est multipliée par 2 grâce à la parallélisassions.

disk RAID 0

Le niveau 1: appelé mirroring, shadowing ou duplexing

Le RAID 1 est quand à lui le parfait inverse du niveau 0. La sécurité y est maximale, mais la rapidité faible. En effet, la capacité de la grappe est celle du disque le plus petit. Encore une fois il est conseillé d’utiliser des disques de même taille. Et les données sont copiées sur chaque disque. C’est-à-dire qu’avec 4 disques en niveau 1, j’aurai la capacité de stockage d’un seul disque. Mais ce disque sera dupliqué en 4 exemplaires identiques. Dans ce cas, à moins que la grappe tombe en panne en entière d’un coup à cause d’une surtension ou autre, en cas de défaillance de disques, il n’y a pas de perte de données.

disk RAID 1

Le niveau 5: appelé disk array with block-interleaved distributed parity

On peut voir le RAID 5 comme une fusion du niveau 0 et du niveau 1 pour allier performance et sécurité. Cependant, ce niveau n’est possible qu’à partir de 3 disques durs (identiques de préférence).

Il s’agit comme du niveau 0 d’un système par bandes, chaque bande identique sur chaque disque est liée entre elles. Sauf que là, les bandes qui contiennent des donnée sont au nombre de N-1 disques avec la dernière bande dite de parité. Pour simplifier cette notion au maximum, vous savez que la plus petit unité de données est le bit, le bit ne peut avoir que deux valeurs, 0 ou 1. Dans un système avec 4 disques identiques.

Le premier bloc des 3 premiers disques va accueillir des données qui se suivent (comme du niveau 0, c’est par bande pour paralléliser). Sur le dernier bloc, il va y avoir le résultat de la somme des 3 premières bandes. Admettons de manière totalement aléatoire, les bandes deux 3 premiers disques sont 1,1,0 . A ce même emplacement, sur le 4ème disque, il y aura 2 (1+1+0).

Ainsi si le disque 1 tombe en panne, le système saura que la valeur qui était sur le premier disque, première bande est égale à x+1+0 = 2. Et donc saura qu’il y avait un 1 sur le disque en panne. Il peut ainsi en cas de panne d’un disque, le régénérer sur un nouveau disque à partir des 3 autres. Ainsi les données sont parallélisé en N-1 disque, et le système est tolérant au panne de 1 disque. La capacité de stockage sera donc de N-1 disques.

Si j’ai 4 disques de 2To chacun, j’aurai 6To de stockage RAID 5 + 2To perdus qui servent exclusivement à la parité. C’est deux To sont réparties sur les 4 disques.

disk RAID 5

Les autres niveaux de RAID

Le niveau 2: appelé striping with parity (obsolète)

Le RAID 2 combine du niveau 0 avec l’écriture d’un code de contrôle d’erreur (code ECC). Qui aujourd’hui est directement intégré dans les contrôleurs de disques durs. Le niveau de sécurité est bon mais les performances sont mauvaises, d’où son abandon.

Le niveau 3: appelé disk array with bit-interleaved data

Le RAID 3, le système ressemble au niveau 5, sauf qu’au lieu de travailler par bloc il travaille par octets. Et ici la parité (vous vous souvenez de l’exemple du RAID 5, les 2To de parité répartit sur les 4 disques ? ) est stocké que sur un seul disque.

disk RAID 3

Le niveau 4: appelé disk array with block-interleaved data

Le RAID 4, est similaire au niveau 3 et au niveau 5, par conséquent, il est comme le niveau 3 avec un disque de parité dédié et non réparti. Mais cela fonctionne comme le niveau 5 par bloc. La conséquence est qu’entre le niveau 3 et 4, le niveau 4 a moins de synchronisme entre les disques. Car il travaille avec des plus grande unités de données, il est donc plus performant. Le schéma du niveau 4 est similaire à celui du niveau 3 ci-dessus.

Le niveau 6: appelé disk array with block-interleaved distributed parity

Le RAID 6 est similaire au niveau 5, mais contient deux fois la parité réparti sur les disques. C’est à dire qu’au lieu d’une bande de parité sur le niveau 5, ici il y en a deux. Donc la capacité de stockage est de N-2 disques, contre N-1 disques pour le niveau 5. En contrepartie, ici la tolérance au panne est de deux disques défectueux. Le niveau 6 est donc utilisé lorsqu’il y a plus de disques, tandis que le niveau 5 convient pour des grappes plus petites.

disk RAID 6

Les niveaux combinés

Avant d’en finir avec les niveaux de RAID, nous allons aussi voir qu’il est possible de combiner plusieurs RAID ensemble. Dans l’exemple ici, nous allons créer un RAID 10, c’est à dire un RAID 1 + un RAID 0. C’est-à-dire que les disques sont en niveau 1. Mais qu’il y a plusieurs grappes indépendante et ce sont ces grappes qui sont en niveau 0.
Maintenant que vous connaissez la définition de chaque niveau de RAID, un RAID1+0 correspond à quoi? Voyons le cas où nous avons 4 Disques de 2To. Nous allons premièrement faire deux grappes de deux disques. Chaque grappe est donc en RAID 1, c’est à dire que les disques sont identiques deux à deux. Ensuite ces deux grappes sont elles-même liées entre elles en RAID 0, c’est à dire liées par bande. A quoi ça sert me direz-vous? Avec cette construction, lorsque j’ajoute des données, ces données se répartissent comme en niveau 0, par bande, et ainsi nous gagnons en efficacité. Mais le RAID 0 n’a aucune sécurité. C’est là que le RAID 1 lié à chaque « disques » de la grappe RAID 0 entre en jeu, ça permet de dupliquer chaque bande de RAID 0 au sein d’un RAID dans la grappe. Ainsi chaque donnée est présente en double. La tolérance au panne est de 1 disque par grappe, soit la moitié des disques dans le pire des cas.
Tous les RAID peuvent être combinés entre eux sur le même principe. La Grappe se comportant comme un unique disque physique, on peut mettre plusieurs grappes en RAID.

disk RAID 10

L’alternatif JBOD.

Le JBOD est une méthode d’organisation des données développé par Microsoft. Le principe est de pouvoir assembler des disques ensemble en grappe, comme le ferai du RAID. Dans sa version initiale, ce n’est pas du RAID car là il n’est pas question d’écrire en simultané sur plusieurs disques, mais d’écrire à la suite les données. Cela revient ainsi à une simple concaténation de disques. En effet, on pourrait voir cette méthode comme l’opposé de partitionner un disque dur. Dans cette implémentation, il n’est donc pas nécessaire d’avoir des disques de la même taille. Et si un disque tombe en panne, les autres restent lisibles. Il n’y a pas de duplication ni parité. Donc on perd les données sur le disques en panne.

disk JBOD


Mais alors pourquoi en parler me dirai vous ? Parce que depuis windows 8 (pour les OS grand publique) il y a eu une nouvelle gestion des données proposé par Microsoft et baser sur JBOD. Il s’agit du Storage Spaces.
Dans ce cas, le Storage Spaces ne permet pas d’utiliser les disques individuellement une fois qu’il sont assemblé. On peut également créer un espace bien plus grand que la capacité physique qu’on possède grâce à son allocation des données dynamique. Le système indique simplement à l’utilisateur d’ajouter un disque quand l’espace devenant trop limité.
La vrai amélioration est qu’il est désormais possible d’avoir l’équivalent d’une RAID 1 et un système proche du RAID 5. Donc si vous suivez toujours, une duplication des données en miroir et une redondance par parité des données. A noter que pour la parité, le ratio n’est pas le même que pour le RAID 5. En effet ici la taille du stockage fait environ 2/3 de la place total physique. Ce qui veut dire que ça évolue petit à petit, et que lorsqu’on a 6 disques, ça devient un équivalent niveau 6. A noter que le système indique lorsqu’il y a un problème avec un des disques pour pouvoir les changer en cas de pannes.

Données perdues malgré tout?

Les soucis peuvent toujours arriver, et les pertes de données pour une raison quelconque en font partie. Même si vous êtes en RAID. La récupération de données, vous en avez de différents types: logiciels ou « physique ».

Les logiciels de récupération, il faut le dire, sont assez peu efficaces. Contrairement aux labos qui récupèrent « physiquement ». Je parle de « physique » dans le sens ou il leur faut le support de stockage pour qu’ils puissent le démonter et récupérer les données. Et pour cela, il faut du matériel spécialisé, mais également des salles blanches, qui sont des zones de travail où la qualité de l’air, la température et le taux d’humidité sont régulés afin de protéger les médias de toute contamination et endommagement.

Kroll Ontrack color TM

Un des leaders en récupération de données, c’est Kroll Ontrack, qui est présent sur 35 sites au niveau mondial

Ils font de la récupération de données sur tous supports et systèmes d’exploitation : disque dur, serveur,… 24h/24 et 7j/7 : 25 ans d’expérience, 50.000 récupérations de données par an dans le monde, de nouveaux outils uniques développés continuellement,…

Conclusion

Pour conclure, le RAID a pour avantage de réduire les risques de pertes de données en cas de pannes. Il permet d’améliorer les performances en parallélisant les accès disques, il n’est pas forcément cher à mettre en œuvre.

Cependant, il faut garder à l’esprit que le RAID n’est pas une solution miracle et ne vous protégera pas contre un incendie, une surtension dans la machine, une bombe nucléaire ou autre raisons pour lesquels tous vos disques peuvent tomber en panne en simultané. (Ni même de l’erreur humaine, si vous supprimez un fichier, il est supprimé pour de bon comme sur un disque normal, et là, la restauration est plus compliquée même! ) Pour pallier à ça, il y a un RAID réparti sur le réseau qui est possible, mais cette solution est réservée aux professionnels.

Pour votre culture général, sachez juste que ça consiste à faire du RAID entre différents serveurs sur le réseau, serveurs qui ne sont donc pas forcément dans le même bâtiment, ni même sur le même continent dans les cas les plus extrêmes.

Le R.A.I.D. est plus simple d’utilisation sous Linux qui le gère parfaitement en ligne de commande, quelque logiciels sont également disponibles. Windows peut également le gérer, mais là depuis Windows 8, la solution la plus simple est le Storage Spaces qui est en natif dans le système et qui permet les principale fonction courante du RAID. Mais là encore, comme pour le RAID, ça ne protège pas contre les vrais problèmes telles que les incendies par exemple.


Ainsi à notre niveau, pour les données vraiment sensibles pour lesquels aucune suppression n’est permise, le mieux est d’avoir un espace de stockage en ligne en complément, c’est payant via abonnement mais pas hors de prix. Seulement attention où vous les stockez! Préférez un stockage sur lequel vous avez la main et ainsi en pouvez crypter vous-même vos données. Où un espace de stockage chez un FAI associatif libre. Pour ce dernier point nous y reviendront éventuellement dans un futur article pour plus de détails.


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7 commentaires sur “Sécuriser ses données avec un système RAID ou JBOD

  • Alex A.

    Bonjour,

    Merci beaucoup pour cet article très complet !

    Un de mes disques vient de me lâcher… Il ne contenait rien de très important juste plus d’un To de « séries de vacances en famille » donc rien de bien grave.
    Plutôt que de racheter un dd et avoir probablement le même problème d’ici quelques années, je souhaiterai passer à un peu plus de sécurité donc le RAID 5 me semble la solution.

    Comme j’aime bidouiller, je pensais pouvoir me faire un RAID avec une Singleboard (rpi, cubieboard, bananapi, …) mais ça n’a pas l’air aussi simple et je suis un peu perdu entre les procs qui gèrent ou pas le multiplier sata, les contrôleurs, etc …

    Aurais-tu une solution/idée de matos/montage qui serait le moins onéreuse possible ? Disons pour 3 à 6 disques max de 1 ou 2 To en RAID 5.

    Merci d’avance !
    Alex A.

  • Bryce Auteur de l’article

    Bonjour Alex,

    Pour aller au plus simple je peux te proposer plusieurs cas de figures!
    L’utilité principale du RAID avec une carte type Rpi est pour faire un NAS (du RAID mais avec un système qui a une sortie réseau et accessible sur le réseau par exemple).
    Pour juste une sauvegarde en RAID tu n’as pas besoin d’allé aussi loin. Un HUB USB et des disques durs externes peuvent suffire. Si tu utilises un OS win8 ou supérieur tu peux créer depuis le panneau de configuration de Windows un storage space avec type « parité de données ». Dans ce cas là c’est très proche du RAID 5 au niveau bénéfique et « perte d’espace » pour la redondance. Personnellement j’utilise ce système avec 4 disques de 4 To dans une petite armoire métallique que j’ai fabriqué. Et ça marche très bien, je l’utilise pour sauvegarder tout ce qui est média (photos, vidéo, film, séries, ect).
    Si un disque tombe en panne, Windows te l’indique, tu le remplaces et le système se reconstruit sur le nouveau disque.
    Si tu as Windows 7 ou inférieur c’est un peu plus compliqué mais ça se fait aussi, avec des logiciels adaptés.
    Et sinon si tu es sous linux, c’est facile et tu trouveras beaucoup de tuto sur ubuntu-fr.org par exemple.
    Le raid est disponible en natif sous linux depuis plus longtemps que sous Windows. J’ai aussi déjà eu l’occasion de le faire en ligne de commande, tu créer ton système RAID puis après tu ajoutes, supprime remplace les disques avec des simples lignes de commande. Si un disque tombe en panne, tu le remplace et tu lances un rebuild et le tour est joué. (depuis ça existe peu être aussi avec une interface graphique, à vérifier!)
    Donc quelque soit ton système, si tu ne veux pas un NAS, un simple HUB USB, comme les HUB USB tester sur ce site ou un HUB Amazon Basique par exemple marche bien.
    Personnellement j’ai un HUB 10 ports car j’ai fait une armoire à 8 emplacements pour pouvoir étendre la partition le jour où j’en ai besoin et deux USB pour alimenter deux ventilateurs que j’ai mis par précaution (et oui 4-8 disques empilé ça chauffe ^^). Autre conseil, vu la quantité de prises USB qui seront utilisées en parallèle, prend un HUB USB 3.0 alimenté, ça permettra d’avoir un transfert stable, plus rapide et plus fiable.
    J’espère que cette réponse pourra t’aider et n’hésite pas si quelque chose n’est pas claire!

    Bryce

  • 220plombier

    Bonjour,
    Article intéressant globalement, mais parfois difficile à lire à cause de la quantité astronomique de fautes grammaticales : accords, conjugaisons, …
    Avoir permis de signaler les fautes partait d’un bon sentiment, mais l’ampleur des dégâts rend la tâche par trop fastidieuse (j’ai pu constater à certains endroits jusqu’à trois fautes pour sept mots !)
    La lecture attentive du Bescherelle est donc vivement conseillée.
    Bon courage !

  • Pandoon

    Bonjour,
    Je vous remercie de nous avoir signalé la présence de beaucoup de fautes d’orthographe.
    J’ai relu l’article de Bryce et ait corrigé les fautes, mais certaines peuvent y être encore présentes. Si vous en voyez d’autres, n’hésitez pas à le signaler! Merci.

  • Jaceneliot

    Bonjour !

    Merci de l’article ! Utile ! J’ai trois questions :

    1) Je souhaite installer un système tel que suis : 4 disques durs (disons 2TB chacun, soit 8TB en tout) mais pas 4 copies. Je souhaite simplement résister à la panne d’un disque. Quelle serait alors la solution ? Est-il possible de maximiser l’espace dispo afin que la perte de n’importe quel disque n’entraîne pas de perte de données ?

    2) Que pensez-vous des boîtiers externes RAID ? Par exemple ceux proposé par Fantec, Icy Box, etc. Ils proposent un RAID matériel je pense ? Est-ce fiable ? Est-ce performant ? Est-ce recommandé ? Si oui, quelle marque conseillez-vous ? Mon objectif serait d’avoir un tel boitier, pratique et ordonné, avec 4 disques dedans.

    2.5) Il existe deux types de ces boitiers, des boitiers JBOD et des boitiers RAID. Dans le premier cas (au cas où les boitiers RAID seraient déconseillés), peut-on imaginer mettre en place tout de même ce que je cherche à la question 2 ?

    3) Peut-on envisager le stockage sur SSD, maintenant que les prix se se effondrés ?

    Merci d’avance !

  • Pandoon

    Bonjour,
    Bryce va vous répondre, mais pour la question 3, les prix se sont certes effrondrés, mais cela reste tout de même plus cher. De mon point de vue, cela dépend surtout de l’utilisation et des types de fichiers que l’on mets dedans. Importants et utilisés fréquemment, oui, cela vaut la peine. Pour le reste, non. A ne pas oublier qu’en raid, pour pouvoir bénéficier des performances d’un SSD, il faudra que le boitier soit au moins en USB3 et qu’à l’intérieur, ce soit tous des ssds de plus ou moins même performances.

  • Bryce Auteur de l’article

    Bonjour Jaceneliot,

    Question 1 :

    Pour maximiser l’espace dispo avec 4 disques, il faut du RAID 5 qui offre la sécurité statistique suffisante pour 4 disques en conservant l’espace de stockage de 3 disques. Dans le cas de 4 disques de 2To, on obtient 6To de stockage et une tolérance d’un disque qui meurt sans perte de donnée.

    J’ai cependant une remarque: Au cours actuel du marché, les disques 4To sont moins chère au prix du To et plus grand. De plus, augmenter la densité de donnée est un meilleur investissement pour l’avenir selon moi. Cela vous évitera de devoir ajouter plus de disques si vos besoin augmentent un peu. Dans cette configuration, vous pouvez vous retrouver avec une installation de 400€ environ (surtout avec les offres de Noël qui approchent) pour un total utilisable de 12To avec tolérance de panne.

    Question 2 :

    Concernant le RAID matériel. Ce type de boitiers est bien et clé en main. Après, tout dépend de votre budget et de votre niveau en informatique. A titre privé, j’utilise du RAID logiciel, à titre professionnel, j’utilise du RAID matériel.

    Les principales différences et choix: Le RAID matériel est un peu plus rapide que le logiciel, cependant il est dépendant du matériel et les constructeurs ont tous leur petite cuisine. Ce qui fait que si vous mettez 4 disques dans un boitiers RAID, si un jour le dit boitier tombe en panne, les disques seront illisibles dans un autre boitier, il faudra la plupart du temps racheter un boitier de la même marque et des fois du même modèle si vous voulez récupérer l’accès à vos données. Principal raison pour laquelle je ne l’utilise pas. Au boulot, nous avons des besoin différents, le stockage est de 1.2Po, composé de plus de 200 disques et des garantie 24H sur 10 ans sur les machines, ce n’est pas le même besoin ni le même budget.

    Vous n’avez pas mentionné le contexte, si c’est pour une activité pro et intensive, un boitier sera une meilleur solution. Pour un usage privé, un boitier RAID ou JBOD ont les même limites mentionnés au dessus, c’est une bonne solution, facile à mettre en place et pour 4 disques on peut trouver des boitiers à environ 300 euros. Gardez juste une chose à l’esprit, si le boitier casse, il faudra en acheter un autre, surement identique. La question qui se pose c’est, est-ce que ce boitier sera toujours disponible dans 5ans, 10 ans ?

    Seconde question, renseignez-vous si le constructeur prévoir la rétrocompatibilité avec leur ancien boitier (de leurs anciennes cartes RAID), c’est-à-dire si vous achetez un nouveau boitier de même marque, est-ce que si vous mettez vos disque dedans, ça marche ou est-ce qu’il faut formater ?

    Question 3 :

    Pandoon a bien répondu à la question.
    Je compléterai juste avec un remarque supplémentaire. Pour la sécurité des données, le SSD a un gros défaut, que les disque rotationnels n’ont pas. Les SSD lâche d’un coup, il n’y a pas de secteur défaillant et les données SMART lues par le boitier RAID qui vous prévient que le disque va mourir avant qu’il meurt n’est pas vrai pour un SSD. Soit il marche, soit il ne marche pas. Un disque rotationnel on peut savoir si il va lâcher avant qu’il lâche.

    Pareil à titre professionnel, les seul système RAID en SSD qu’on a, c’est pour des machines qui doivent encaisser 1To de donnée par minutes. Dans tous les autres cas, c’est un peu superflu de les utiliser, ils sont plus chers et leur durée de vie en utilisation intensive sont moins bonnes.

    Je recommande dans 99% des cas de faire un RAID sur disque rotationnel.

    Complément au questions :

    Les alternative qui existent, c’est par exemple acheter 4 disques 4To avec leur boitier externe (plus simple, mais ça marche aussi avec des internes), moyennant un RPI + un bon HUB USB rapide et des connaissances, on peut faire un boitier RAID Logiciel pour moins chère que n’importe quel solution clé en main sur le marché. Et changer un RPI, ça coute 30 euros, contre 300 pour les boitier RAID les moins chers. La vitesse sera moins rapide mais suffisante pour du stockage et du streaming par exemple.

    Personnellement, j’ai une tour de PC classique, je l’ai un peu modifié. Dedans, il y a 10 disques de 4To en pseudo RAID 5 microsoft ce qui fait 33To utilisables.
    Par manque de temps, j’ai fait au plus simple, boitier externe (en plus souvent au même prix que les disque interne qui nécessite une carte SATA en plus pour ce nombre). Un bon HUB USB 3 à 50 euro mais qui débite. Le système RAID par défaut pris en charge par windows. Et quand je fait de la lecture et de la copie, je tourne à 100Mo/s en vitesse de lecture et d’écriture. Quasiment la même vitesse qu’un disque externe en USB 3. Et votre boitier RAID si il est en USB, vous aurez pas beaucoup mieux en performance.

    Par défaut je partirai sur 4 disque de 4To, car meilleur marché, et pour voir large.
    Le boitier RAID ou le RAID logiciel, dépend de si vous voulez une solution clé en main ou si vous savez faire par vous-même et dépend du buget. La seule limite à prendre en compte sera la panne matériel limitante du RAID matériel (remplacer par le même boitier).
    Disque dur rotationnel pour 99% des cas, disque dur SSD si un vrai besoin est là.

    J’espère avoir répondu à vos questions en argumentant, pour que vous preniez la bonne décision en fonction de vos besoins/ budget/ maitrise.

    Bryce